Pose de carrelage 60×120 en salle de bain à Auzeville-Tolosane

Salle de bain avec baignoire, grande fenêtre noire sur jardin et carrelage beige moderne.

Voici un chantier qui résume assez bien ce que je fais au quotidien depuis maintenant 18 ans : une salle de bain à Auzeville-Tolosane, avec du carrelage grand format 60×120 en imitation terrazzo au sol et en grès cérame beige aux murs. Un projet qui demande de la méthode, une attention constante aux finitions, et une vraie maîtrise de l’étanchéité. Du premier échange avec le client jusqu’à la livraison du chantier, j’ai suivi chaque étape de près — et c’est justement ce que je vous détaille ici, avec les contraintes techniques rencontrées et les solutions retenues. Pour voir d’autres exemples de réalisations dans ce registre, vous pouvez aussi consulter ma page dédiée à la pose de faïence près de Revel

La demande : une salle de bain moderne avec du grand format

Le client voulait quelque chose de cohérent et contemporain : un sol imitation terrazzo, des murs en grès cérame beige, et ce, dans un seul et même format — le 60×120 cm. L’habillage de la baignoire devait s’intégrer à l’ensemble, sans rupture visuelle.

Ce qui rendait ce chantier techniquement exigeant

Le grand format, c’est beau sur le papier, mais ça se mérite sur le chantier. Les carreaux en 60×120 pèsent lourd, se manipulent à deux (ou avec ventouses), et ne pardonnent pas les approximations de pose. Plusieurs points de vigilance se sont imposés d’emblée :

  • La planéité du support, absolument nécessaire pour éviter le lippage (ce décalage de niveau entre deux carreaux voisins qui donne un rendu visuel et tactile désagréable)
  • L’étanchéité de l’ensemble du sol et des murs, dans une pièce qui, par définition, vit dans l’humidité
  • Les découpes autour de la fenêtre et des attentes de plomberie, à traiter avec soin pour un résultat propre
  • Le calepinage, c’est-à-dire la disposition des carreaux en amont, pour limiter les coupes visibles et garder une continuité entre le sol et l’habillage de baignoire

La méthode mise en œuvre : préparation, étanchéité et double encollage

Préparer le support avant tout

Avant même de poser le premier carreau, j’ai procédé au nettoyage et au dépoussiérage complet du sol, puis au ragréage — une couche de mortier qui vient corriger les défauts de planéité. C’est une étape qu’on ne saute pas sur du grand format, au risque de voir les résultats se dégrader rapidement.

L’étanchéité : un Système de Protection à l’Eau sous Carrelage (SPEC)

Sur l’intégralité du sol et des murs, j’ai appliqué un SPEC (aussi appelé SEL), conforme aux DTU en vigueur. Concrètement, il s’agit d’une membrane liquide renforcée par des bandes aux angles et autour de toutes les traversées de plomberie. L’objectif : former une barrière continue contre l’humidité, pour prévenir infiltrations et moisissures sur le long terme. Un détail qui fait toute la différence à l’usage.

Double encollage et système autonivelant

Pour les carreaux 60×120, j’ai systématiquement appliqué du mortier-colle déformable (C2TES1/C2TES2) à la fois sur le support et au dos de chaque carreau. Ce double encollage élimine les vides d’air sous le carreau — et sur du grand format, c’est incontournable pour garantir une adhérence uniforme et éviter les fissurations ultérieures.

La verticalité des murs et l’horizontalité du sol ont été contrôlées en continu avec un niveau laser, et des croisillons autonivelants ont été utilisés pour maintenir une planéité rigoureuse pendant la prise de la colle (ce sont de petits éléments de calage qui compensent les légères variations d’épaisseur entre les carreaux).

Les découpes : précision autour des contraintes

Fenêtre, baignoire, arrivées d’eau… autant de points qui nécessitent des coupes nettes, sans éclat. J’ai travaillé à la scie à eau, avec une attention particulière à l’intégration de chaque pièce découpée dans l’ensemble. C’est souvent là que se joue le soin du détail.

Les finitions : joints, silicone et cohérence visuelle

Les joints ont été réalisés avec un mortier hydrofugé anti-moisissure — gris clair au sol pour s’accorder avec le terrazzo, beige aux murs pour fondre dans le grès cérame. La largeur retenue (2 à 3 mm) reste fine et discrète, en accord avec les formats posés.

Aux jonctions (périphérie, angle sol/mur, contour de baignoire), j’ai appliqué du silicone sanitaire fongicide. Ce joint souple absorbe les légers mouvements du bâti et assure l’étanchéité aux points les plus sollicités.

Enfin, le calepinage a été défini en amont pour préserver une continuité visuelle entre le sol imitation terrazzo et l’habillage de la baignoire. Les coupes trop visibles ont été évitées au maximum — c’est une question d’équilibre dans la lecture de la pièce.

Un résultat conforme aux attentes, du sol jusqu’aux murs

Surfaces continues, découpes soignées, étanchéité conforme aux DTU, finitions nettes… Ce chantier à Auzeville-Tolosane montre que la réussite d’une pose en grand format repose avant tout sur la rigueur à chaque étape — de la préparation du support jusqu’au dernier joint de silicone.

Vous avez un projet de salle de bain en tête, avec du grand format ou autre chose ? Je me déplace pour un devis gratuit. Vous pouvez me joindre au **06 86 90 98 39** ou par email à **artceram.occ@gmail.com**.

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